13 novembre 2015 : la piste terroriste écartée, la thèse de multiples différends familiaux retenue

Ce matin, 2 hommes ont été égorgés au cri de « Allah Akbar » par un homme en djellaba blanche qui a fait pacifiquement la prière en attendant l’arrivée de la police.

Cette affaire a littéralement bouleversé notre vision des attentats du 13 novembre, où la police était partie de façon hâtive sur la piste du terrorisme. Ce n’est effectivement ni parce qu’on égorge, ni parce qu’on crie Allah Akbar, ni parce qu’on fait une prière, que cela a à voir avec une quelconque religion. En effet, n’importe quel non-croyant peut faire ces actes, notamment pendant un moment de grande souffrance, ou pour se donner du courage. Même l’accès aux armes à feu n’a rien à voir avec le djihadisme, comme nous l’avons vu hier.

Rappelons-nous que le lundi 22 décembre 2014, « un homme avait crié « Allahou Akbar » durant une attaque pour, dit-il se donner du courage et non par revendication religieuse. Il ne s’agit pas d’une « attaque terroriste », mais « de l’œuvre d’un déséquilibré », a précisé le procureur de la République : il souffre d’une « psychose ancienne et lourde ». » (Source)

C’est oublier le rôle de plusieurs frères dans la tragédie, plusieurs fratries ayant été frappées par l’inquisition anti-terroriste alors qu’on ne devrait jamais demander à un homme de trahir son frère. Enfin, l’absence de liens familiaux entre les kamikazes et leurs victimes n’a toujours pas été établie. Mais l’enquête en elle-même a-t-elle vraiment de l’importance ? Les scientifiques ont prouvé que nous étions tous frères sur cette Terre puisque nous venons tous d’Afrique. Or, prétendre qu’il y aurait des frères plus importants que d’autres reviendrait à faire une classification entre les hommes.

L’affaire du 13 novembre, que l’on pensait due au terrorisme, n’est en fait qu’un ensemble de destins familiaux tragiques, entremêlés, et l’affaire va être ré-ouverte pour en savoir plus sur les vraies raisons familiales à côté desquelles la police est lamentablement passée, préférant stigmatiser la communauté musulmane.