Contrairement aux attentes, l’utilisation de préservatifs par les hétéros n’a pas fait reculer le SIDA chez les homosexuels

Pousser les hétérosexuels à utiliser le préservatif dans le but de faire baisser le taux de SIDA anormalement élevé chez les homosexuels (17% contre moins de 1% chez les hétéros), c’était le pari que s’était donné l’organisation mondiale de la santé. Pour des raisons encore indéterminées, le stratagème n’a pas fonctionné.

Entretien avec le Dr Hazouza, spécialiste des maladies homosexuelles transmissibles aux hétérosexuels :

“Nous savons bien que l’herpès, chlamydia et l’hépatite B se transmettent malgré l’utilisation du préservatif, par voie orale ou par les frottements pubiens, et que certaines de ces IST dont on ne parle jamais peuvent rendre stériles : ce sont des problèmes d’hétéros. Les hétérosexuels doivent se montrer solidaires en utilisant le préservatif pour ne pas que la communauté gay se sente stigmatisée. Par ailleurs, il s’agit d’un excellent moyen de contraception, avec seulement 11% de préservatifs qui se déchirent pendant un rapport. En ayant moins envie de faire l’amour, les hétérosexuels prennent moins de risque de contracter une grossesse non désirée. Et ça développe leur imaginaire érotique, en les poussant à inventer d’autres moyens de se faire plaisir, comme par exemple les bisous et les câlins, qui donnent bien plus de sensation qu’envelopper son sexe dans du latex garotté.”

Quand nous l’interrogeons sur les effets positifs d’une telle stratégie, malgré son échec, le Dr Hazouza est enthousiaste : “Si nous n’avons pas su faire baisser les contaminations par le VIH, nous avons en revanche réussi à obtenir des résultats positifs chez les hétéros : les couples sont plus nombreux parce que les gens souhaitent coucher sans préservatif. D’autre part, c’est un pas de plus vers l’égalité avec les éjaculateurs précoces. Eux tiennent moins de 3 minutes sans préservatif, ils ont pu augmenter leurs performances de plusieurs minutes grâce à cette enveloppe ingénieuse qui supprime les sensations. Quant aux hommes non atteints d’éjaculation précoce, ils ne peuvent plus faire l’amour des heures, puisque le garrot de latex leur coupe la circulation sanguine : impossible de rebander sans changer de capote. C’est aussi une belle opportunité pour l’industrie : chaque jour c’est 74 millions de préservatifs qui sont vendus. Soit un chiffre d’affaire se rapprochant des 5 milliards d’euros par an.”