Discriminé dans le hall d’entrée de son propre immeuble

C’est un bien triste événement qui est arrivé à Abed Ndoumbè, un Français d’origine Tongoktalienne hier matin à 9 heures, dans le hall d’entrée de son propre immeuble. Un événement qui montre que le racisme et la discrimination perdurent encore en France et qui n’est pas sans rappeler les heures les plus sombres de notre histoire.

« Alors que je rentrais chez moi, je me suis fait tout simplement discriminer » nous confie Abed Ndoumbè les larmes aux yeux. « Et par ma propre voisine, en plus ! »

Bien qu’il était encore dans un léger état d’ébriété de sa nuit passée à célébrer le cinquième enfant de sa troisième femme, Abed Ndoumbè, toujours de bonne humeur, aperçoit sa voisine qui partait à son travail et lui propose un rapide « goulou goulou » dans la cage d’ascenseur.

« C’est une tradition du royaume du Tongokto », explique l’un des avocats de Monsieur Ndoumbè. « La vie est plus simple, plus belle là-bas, un homme lorsqu’il veut partager un moment intime avec une femme le lui fait simplement savoir, clairement, sans avoir à lui payer des mojitos à 18 euros dans des after-work bidon. C’est une culture différente, et l’on a repoussé mon client sur cette seule base.»

Un autre avocat de Monsieur Ndoumbè explique :

« Il s’agit d’un cas très clair de discrimination, cette personne est raciste. Les voisins ont certifié qu’elle a un petit copain – qui comme par hasard n’est pas racisé. Mon client s’est vu discriminé sur sa couleur de peau et sa culture, et repoussé méchamment. Il souffre encore de séquelles et doit voir son psychologue régulièrement. »

La voisine accusée a en outre poussé l’outrecuidance jusqu’à essayer de porter plainte pour tentative de viol :

« Il m’a poussée de force dans l’ascenseur, en répétant ‘viens viens on va faire goulou goulou ton copain il saura rien’, a sorti son membre devant moi et a commencé à se masturber en me disant qu’il me trouvait belle. Heureusement l’ascenseur s’est ouvert et un voisin est intervenu. »

Acculée au cours du procès, la raciste a alors tenté d’invoquer des raisons d’hygiène.

« Ces raisons sont inadmissibles, affirme un des avocats de Monsieur Ndoumbè. On commence par dire que les nègres ont plus de MST que les autres couches de la population, en se basant seulement sur les seules statistiques, puis on dit que les nègres sont sales et ça se termine par Auschwitz. En outre, mon client portait bien un préservatif, même si au Tongokto,  c’est autour du cou qu’on les porte pendant l’acte, et qu’on ne me dise pas qu’une culture est inférieure à une autre, car ça, c’est l’idée nauséabonde qui est à la base du racisme. »

On espère que la justice suivra son cours et que la voisine raciste se verra lourdement condamnée.