Document exclusif : la grand-mère de Théo était Tirailleur Sénégalais

Un document saisissant qui devrait définitivement clouer le bec à la fachosphère. Sur une photo de famille, on voit distinctement Eugénie Luhaka, la grand-mère de Théo, qui a servi la France en 1916 au 43e bataillon des tirailleurs sénégalais.

Depuis son viol à la matraque par des policiers, Théo Luhaka est devenu le visage de la jeunesse française victime de contrôles au faciès. Accusée par la fachosphère d’avoir détourné 678 000 euros de fonds publics, la famille du petit Théo entend mettre fin à la polémique. Aurélie, la sœur de Théo, nous a fourni une photo de famille, précieusement conservée depuis des générations.

« La fachosphère fait tout pour salir mon frère Théo, s’insurge Aurélie, et c’est pour cette raison qu’elle s’attaque à notre famille. Je ne laisserai personne nous stigmatiser. Ma grand-mère Eugénie a donné sa vie pour la France ! »

C’est la gorge nouée qu’elle revient sur la vie de sa grand-mère Eugénie Luhaka :« Lors de la bataille de Poitiers en 1916, on l’a affectée à la tranchée la plus insalubre et son bataillon a été envoyé en première ligne ! D’Eugénie à Théo, rien n’a changé. Nous sommes toujours la chair à canon de la République. »

Un rappel historique salutaire dans une France qui continue de passer sous silence les 6 millions de Sénégalais morts pour la France durant la première guerre mondiale.

Aurélie Luhaka a également tenu à faire passer un message d’apaisement à la jeunesse française : « Nous sommes très touchés par la mobilisation de tant de jeunes pour Théo, mais les commerces pillés, les voitures des voisins brûlées, ça dessert la cause même si ça part d’un bon sentiment. Ne rentrez pas dans une spirale de violence qui pourrait se retourner contre nous. Si vous voulez vraiment montrer votre soutien à Théo, ne brûlez que des voitures de police et ne caillassez que des commissariats. C’est comme ça que nous, les citoyens de demain, nous montrerons la voie. »