L’Algérie prépare un remake de Wonder Woman « 100% halal et garanti sans Juif »

Interdit en Algérie, Tunisie et Liban pour cause de présence d’actrice juive, le film Wonder Woman va bientôt faire l’objet d’un remake « 100% halal et garanti sans Juif ». Le ministère de la culture algérien est à l’origine de cette initiative. Le tournage devrait démarrer dès la fin du Ramadan et l’ensemble des bénéfices seront reversés aux « mères des martyrs palestiniens ».

« Ce projet cinématographique ambitieux est une grande première, s’est félicité en conférence de presse le ministre Azzedine Mihoubi, et en tant qu’Algériens, nous entendons prouver au monde entier qu’on peut mettre la femme à l’honneur dans un film d’action sans pour autant montrer une sale catin juive en maillot de bain qui mange des enfants palestiniens ». Pour remplacer l’actrice israélienne Gal Gadot, un casting a été lancé et il est ouvert à toutes les femmes non-mécréantes.

Loin d’exprimer un quelconque rejet des Juifs, le réalisateur Moncef Boualem assure que la nouvelle version du film sera élaborée « dans un esprit de concorde et de dialogue interculturel ». D’ailleurs, la direction artistique du film sera confiée à l’association française Lallab, basée à Ivry-sur-Seine et spécialiste de la promotion du voile islamique féministe en France.

« Dès le départ, ce projet nous a emballées, s’enthousiasme Sarah Zouak, co-fondatrice de Lallab. C’est l’occasion rêvée de mettre à l’honneur ce symbole d’émancipation féminine qu’est le hijab. Dans ce film, nous cassons les codes du féminisme blanc, avec ses héroïnes guerrières qui boivent, fument et se battent comme des gouines. Notre ambition à nous, c’est de montrer tout l’héroïsme de la femme musulmane : rester à la maison, changer les couches, préparer le couscous, encaisser les coups de son mari quand il nous corrige et ne pas s’habiller comme une pute, c’est ça le courage en 2017. Bien sûr, nous croyons en la tolérance et nous respectons la pseudo-démocratie sioniste ainsi que toutes ces putes blanches qui livrent leurs corps à la concupiscence masculine. Nous sommes un mouvement inclusif avant tout. »