Le FMI a peut-être trouvé la raison du surendettement grec : 98% des Grecs n’avaient pas payé un seul impôt depuis 1997

Le FMI, l’OCDE et le Tutti Quanti se sont félicité hier des progrès significatifs obtenus en Grèce, dans l’implémentation de leurs réformes. Certes, le chômage, en particulier parmi les jeunes, n’a jamais été aussi haut, le PIB grec continue de ne croître que faiblement (à un taux négatif) et des émeutes de migrants empêchent désormais les habitants d’Athènes de sortir de chez eux à la nuit tombée – ce qui a des répercussions non-négligeables pour le tourisme et les restaurateurs de la ville. Mais le principal reste que la Grèce est sur la bonne voie. Ainsi, la récolte des impôts a progressé. Les études du FMI rappelaient en effet que 98% des Grecs n’avaient pas payé un seul impôt depuis 1997 – ce qui explique que la dette gouvernementale en Grèce est un peu plus élevée qu’en France. Maintenant au contraire, les Grecs reversent environ 50% de leurs revenus à l’Etat grec, ce qui est dans la moyenne des pays avancés d’Europe, tels la France et l’Allemagne. L’Etat grec peut alors le gaspiller de la manière qu’il veut, comme pour payer la Turquie et accueillir des migrants.

« Bien sûr, la dette étatique continue d’augmenter, explique André Zeropopoulos. Mais c’est un pas sur le bon chemin, bien que beaucoup reste à faire : par exemple, les Grecs continuent d’être entièrement exonérés de tout impôt de succession, ce qui permet aux parents de transmettre leur patrimoine. Il faut que cela change, et vite ! »