Remis en liberté pour la 12e fois pour bonne conduite, il viole et démembre une femme

La victime aurait accepté de faire monter le  détenu qui venait d’être remis en liberté dans sa voiture, puisqu’on a retrouvé des traces de luttes au niveau des sièges avant et le corps de la conductrice dans le coffre, les membres arrachés. Le suspect a été identifié à l’aide de trace d’ADN, et facilement arrêté à nouveau.

Son avocat plaide une rechute causée par la maladie mentale :

« Quelqu’un de normal aurait attendu un peu avant de récidiver. En outre son comportement exemplaire à la prison, où M. n’avait violé ni tué aucune femme ni aucun enfant, est la preuve qu’il ne s’agit que d’une rechute, à traiter psychologiquement avec plus d’attention que les précédentes. »

Il ajoute aussi :

« Il serait également utile de savoir si la victime ne l’aurait pas provoqué, d’une manière ou d’une autre, afin de connaitre l’événement déclencheur de ces violences malheureuses, qui ne se déclenchent jamais, par exemple, en prison, ou quand mon client est accompagné d’un gendarme. »

Un témoin qui a assisté à toute la scène et appelé la police donne son avis :

« Il s’est introduit de force dans la voiture car les portières n’étaient même pas verrouillées. Clairement cela montre que bon nombre de Bordelais n’ont pas encore assimilé les réflexes convenables du vivre-ensemble. Il faut dire que contrairement à la région parisienne ou aux régions PACA, on n’a pas encore ici un tel degré de diversité. »

Il rajoute, un peu déçu :

« C’est quand même dommage, j’aurai pu intervenir mais j’ai une famille, des enfants, et donc j’ai eu peur des suites judiciaires. J’ai préféré ne faire qu’appeler la police, qui est arrivé trois heures après la fin des viols sur place… »

L’épisode illustre bien hélas les limites du suivi psychologique personnalisé des relâchés conditionnels. Dans le cas de M., c’est bien la douzième fois que les psychologues donnaient leur feu vert à une remise en liberté, qui s’est soldée, là encore, par un crime bien sanglant qui aurait pu être évité par une approche non entièrement psychologique au problème. Le gouvernement entend bien pallier à cette lacune, en accordant plus de crédit pour la mise en place de centres de développement personnel, « qui permettent d’adresser les multiples dimensions du problème de manière plus compréhensive que la seule approche psychologique traditionnelle», affirme le directeur de l’initiative.