Un “séjour Djihad obligatoire” pour promouvoir l’ouverture sur le monde ?

Alors que tous les candidats à l’élection présidentielle de 2017 ont bouclé et publié leur programme, à l’exception d’Emmanuel Macron qui affirme avoir perdu son stylo porte-bonheur sans lequel il ne peut se permettre d’entamer une phrase, Benoît Hamon décide d’étoffer le sien à la dernière minute avec une disposition pour le moins osée, celle du séjour Djihad obligatoire (abrégé SDO).

Ce lundi 20 février, le candidat du Parti socialiste a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il venait d’ajouter une mesure inédite à son programme. « J’étais en train d’apprendre le Notre Père en arabe afin d’appréhender la religion chrétienne avec la dimension multiculturelle qui lui manquait », raconte Benoît Hamon face aux journalistes. « Soudain l’idée m’a frappé de plein fouet, comme une évidence : ce qu’il faudra à nos jeunes, c’est la possibilité de dépenser l’argent que je leur ferai gagner par le revenu universel. D’ailleurs, avec ces sommes gracieusement offertes par notre Etat déjà endetté jusqu’à la moelle, ils n’auront pas grand-chose à faire de leurs journées, d’où l’intérêt du séjour Djihad. »

Le séjour Djihad obligatoire, explique Benoît Bilal Hamon dans son programme qu’il a réédité pour l’occasion, c’est « une sorte de service militaire multiculturel doublé d’une formidable opportunité de communiquer avec nos confrères islamistes. Leur attitude sans détour, très premier degré, illustre une conception différente mais non moins intéressante de l’humanisme à travers le prisme de la religion. Plutôt que de les blâmer, les français y compris les jeunes doivent tenter de les comprendre ».

D’une durée de 6 mois, le séjour Djihad se fera dans le cadre d’Erasmus et les étudiants boursiers devraient même pouvoir bénéficier d’une aide financière de la part des Frères Musulmans.